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L'origine de L'appareil photographique argentique:

L’appareil photographique argentique fonctionne d’après le principe découvert au XVIe siècle de la chambre noire : qui est de percer un trou minuscule (appelé sténopé) dans une chambre sans autre source de lumière. La lumière qui pénètre par ce trou, projette sur le mur opposé une image renversée d'un objet en avant de l'ouverture.

Schéma du fonctionnement d'une chambre Noire.

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L'image inversée peut être capturée sur un support photosensible, tel que du papier photographique. Comme l'œil, le sténopé capture des images inversées du visible.

Du fait de la petite taille de l’orifice permettant à la lumière de pénétrer à l’intérieur de l’appareil, le temps nécessaire pour impressionner la surface photosensible, est très long. Selon la taille de l’appareil et de l'ouverture, il peut passer de quelques secondes à plusieurs heures. Le trou minuscule du sténopé permet une très grande profondeur de champs (pratiquement infinie).

Résultat d'une captation via un sténopé : c'est la vue « négative » qui est le résultat direct, le positif s'obtient par une nouvelle transformation.

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Il faudra attendre 1826 et le Français Nicéphore Niépce pour visionner l'une des premières photos réalisées... Après huit heures de pose: la fameuse Vue du Gras, Niépce réalise la photographie à l'aide d'une chambre noire sur une feuille enduite de bitume de Judée de 20x25 centimètres en guise de pellicule.

La première photo argentique prise en 1826

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Exemple de chambre d'atelier

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Il existe de nombreux types d’appareils photographiques, adaptés à différents formats de film. Les tous premiers appareils argentiques ne possédaient pas d’objectif propre : la lumière était tout simplement contrôlée en obstruant ou en dégageant le trou d’épingle (sténopé) qui faisait office d’objectif. Puis, est apparue une seconde génération d’appareils photographiques argentiques, constitués d’une boîte en bois, d’un objectif simple, d’un obturateur à rideau et d’un support pour la pellicule. Ce modèle rudimentaire était en outre équipé d’un viseur simple qui permettait au photographe de cadrer le sujet. Par la suite, certains modèles plus élaborés étaient munis d’un diaphragme réglable et d’un dispositif de mise au point.

Puis, plusieurs grandes familles d’appareils photographiques argentiques se sont distingués : les chambres d’atelier, les appareils à visée directe et les reflex.

 

 

Les chambres d’atelier étaient surtout utilisées pour la prise de vue en studio, de paysage et d’architecture. Ces appareils sont chargés avec des films grand format. 

 

Les composants et réglages :

Les premiers appareils photographiques argentiques appliquaient ce principe, on peut donc dire que le sténopé est l'ancêtre de l'appareil photographique. La différence est que l'appareil photographique argentique ajoute des lentilles optiques pour améliorer la netteté de l’image et des pellicules permettant d’obtenir une image fixe et reproductible. Mais le temps de pose est aussi nettement diminué étant donné que l'appareil photo argentique utilise le Film photographique.

Nous allons donc voir les différents éléments constituant l'appareil photographique argentique celui-ci est composé de nombreuses pièces qui sont essentielles à son fonctionnement. Il est donc important de les connaitre pour mieux comprendre comment il fonctionne.

Le boîtier est constitué d'une chambre noire contenant la pellicule, diaphragme et l’obturateur. C'est la base de l'appareil photographique.

Exemple de Boitier d'appareil photo argentique

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L’objectif permet au photographe de faire la mise au point d’une image sur la pellicule, en réglant la distance séparant l’objectif de la pellicule. Cet objectif peut être fixe ou interchangeable. Il est monté à l’avant du boîtier.

Exemple d'objectif d'appareil photo argentique

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Il est constitué d’un assemblage de lentilles optiques en verre, équivalentes à une lentille convergente mais composé de plusieurs lentilles convergentes et divergentes. Pour obtenir une image nette sur la pellicule, on utilise une bague située sur l’objectif qui permet de faire varier la distance entre la lentille et la pellicule. Des objets trop proches donneraient une image floue car l’image nette se situerait à une distance supérieure à la distance maximale entre l’objectif et la pellicule.

On dit alors qu'on fait la mise au point sur un objet. L'objectif sert aussi à faire un zoom avec une deuxième bague située sur l'objectif (tous les appareils photos argentiques n'en possédaient pas mais la plupart des objectifs des reflex en avaient.

L’objectif d’un appareil photographique est tout aussi important que le boîtier. Les objectifs sont classés en quatre groupes génériques : grands-angles, objectifs normaux, téléobjectifs et zooms. Ces termes renvoient en réalité à la distance focale de l’objectif, qui se mesure généralement en millimètres.

Cette caractéristique de l’objectif correspond à la distance entre le centre optique de l’objectif et l’image nette d’un objet placé à l’infini. En pratique, la distance focale influe sur le champs de vision, le grossissement et la profondeur de champs de l’objectif. 

Les distances focales comprises entre 45 et 55 mm correspondent aux objectifs à focale normale. L’image qu’ils produisent demeure semblable à celle perçue par l’œil. Les objectifs ayant des distances focales plus longues, appelés téléobjectifs, réduisent le champs de vision et diminuent la profondeur de champs mais permettent en revanche de grossir l’image.

Le zoom est conçu pour avoir une distance focale variable qui peut être ajustée.

Le diaphragme est l'ouverture ronde située à l’arrière de l’objectif, il fonctionne avec l’obturateur. Il permet de contrôler la quantité de lumière qui traverse l'objectif. Pour photographier un objet particulièrement lumineux, il faut diminuer l’ouverture du diaphragme pour que la quantité de lumière qui atteint la pellicule ne soit pas trop importante.

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Sinon, on obtient une photo surexposée.

Exemple de photo argentique surexposée

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Pour que tout ce qui se trouve au premier plan soit aussi net que ce qui se trouve à l’arrière plan, il faut augmenter la profondeur de champs dans laquelle tous les objets photographiés seront nets. Ce qui est possible en diminuant l’ouverture du diaphragme. Il est donc indispensable pour obtenir une photographie nette.

Sur ce schéma les arbres en vert désignent les objets nets selon l'ouverture du diaphragme.

Schéma du fonctionnement de la profondeur de champs

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Photos explicatives des ouvertures de l'obturateur

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L’obturateur, situé devant la pellicule, permet de faire varier le temps de pose, ce  mécanisme à ressort actionné par le déclencheur, empêche la lumière de pénétrer à l’intérieur de l’appareil, sauf pendant le bref intervalle ( généralement compris entre 1 seconde et 1 millième de seconde). Par exemple, pour photographier un sportif en mouvement, il faut que le temps de pose soit très court sinon la photo est floue.

Plus la vitesse est élevée, plus l'image est nette car le temps de pose est faible et donc l'objet est représenté instantanément. En revanche plus le temps de pose est long plus l'image sera floue car l'objet aura eu le temps de bouger pendant la prise.

Par contre, si l'on prend une photo pour décrire un mouvement constant, on peut choisir de prendre une longue pause par exemple quelques secondes pendant ce temps l'obturateur reste ouvert et la lumière peut s'imprenier sur le film photographique.

Photos prises à différentes vitesses d'obturation

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Photo du viseur d'un appareil photo argentique

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L’appareil photographique est également muni d’un viseur, qui permet à l’utilisateur de voir, à travers l’objectif de l’appareil, la scène qu’il souhaite photographier. Ainsi, l'utilisateur peut cadrer ce qu'il veut prendre en photo, mais pas seulement. En effet, le progrès du matériel a permis de rendre les viseurs de plus en plus complets car tous les appareils photoraphiques argentiques sont munis d'un viseur constitué d'une cible impreniée directement sur la vitre du viseur. Pour ce qui est du fonctionnement le viseur récupère juste l'image doublée par le miroir situé entre l'objectif et l'obscurateur. L'un des défauts du viseur est qu'il renvoie directement dans l'oeil les rayons lumineux, et cela peut être dangereux pour les yeux surtout quand la source de lumière est importante (le soleil).

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